Mon Histoire C’est Ma Business!

Un Ordre professionnel Hip-hop : Est-ce nécessaire ?

En analysant le site web axé sur les ordres professionnels du Québec; je me suis demandé si cela vaudrait la peine que la culture hip-hop québécoise et peut-être nord américaine soit régit par un consortium quelconque? Essentiellement, si nous regardons de plus près cette question, nous verrons qu’un ordre professionnel permettrait aux artistes et artisans issus de la culture hip-hop de bénéficier d’un soutien, d’une reconnaissance par les pairs et d’une valorisation socio-artistique incroyable. Le Hip-hop serait perçu comme une profession artistique avec une convention et des bénéfices proprement organisés, éthiques et structurels. Exactement, quels sont les paramètres d’un ordre professionnel?

 

Au Québec, on compte 46 ordres professionnels qui réglementent la profession de plus de 378 000 membres. Ces ordres sont constitués conformément au Code des professions. Ils doivent répondre aux exigences de cette loi-cadre. Même si l’administration des ordres est autonome, c’est l’État qui leur a confié le mandat de réglementer et de surveiller les activités professionnelles qui peuvent comporter des risques pour le public. Ils sont les intervenants de première ligne du système professionnel.

 

Selon le site web www.opq.gouv.qc.ca :   la mission principale d’un ordre est de protéger le public, soit tous les individus qui utilisent des services professionnels dans les différentes sphères d’activités réglementées. L’ordre protège le public en s’acquittant adéquatement de son rôle et de ses responsabilités. Précisément :

 

Rôle et responsabilités des ordres professionnels

  1. Contrôler la compétence et l’intégrité de ses membres: Avant d’admettre un candidat à l’exercice de la profession ou de délivrer un permis d’exercice, l’ordre s’assure que ce dernier possède la formation et la compétence requises. L’ordre contrôle l’intégrité et la conduite de ses membres : 1- en imposant un code de déontologie 2- en le faisant appliquer, au besoin, par le syndic et le conseil de discipline. 2. Surveiller l’exercice de la profession : L’ordre professionnel surveille aussi l’exercice de la profession chez ses membres, notamment au moyen d’inspections professionnelles. Le comité d’inspection professionnelle procède principalement à la vérification de la qualité des services du professionnel. Il peut aussi recommander au conseil d’administration de l’ordre d’imposer à un membre : un stage, un cours de perfectionnement ainsi que la limitation ou la suspension de son droit d’exercice 3. Réglementer l’exercice L’ordre, en conformité avec le Code des professions et les lois professionnelles, adopte et applique divers règlements. Ces règlements ont pour but de régir l’exercice de la profession. Par la suite, c’est l’ordre qui doit veiller au respect des dispositions législatives et réglementaires. 4. Gérer le processus disciplinaire L’ordre nomme un syndic responsable de recevoir les plaintes du public. Le syndic amorce le processus disciplinaire par une enquête. Le cas échéant, c’est lui qui porte plainte contre un membre devant le conseil de discipline.
  2. Favoriser le développement de la profession L’ordre peut déterminer, par règlement, les obligations de formation continue. C’est un moyen pour les membres d’actualiser leurs connaissances et d’en acquérir d’autres. De plus, l’ordre prend position dans les débats qui préoccupent le public et participe, lorsque nécessaire, à diverses consultations gouvernementales concernant la pratique professionnelle. Enfin, l’ordre conçoit des instruments de travail pour améliorer la qualité de l’intervention de ses membres. Il publie des documents d’information à l’intention du public.
  3. Produire un rapport annuel : Chaque ordre est tenu de produire un rapport annuel de ses activités. Ce rapport est public dès sa présentation à l’assemblée générale des membres.

 

 

Somme toute, aux États-Unis certains organismes s’adonnent à la défense et la protection des professionnels qui pratiquent et professent le Hip-Hop. Par subséquent, des hip-hopeurs comme Lawrence K. Parker ( KRS-One), Hakim (Channel Live) et Tracy Lee, un des premiers rappeur avocat, poussent pour une plus grande professionnalisation du Hip-Hop. En 2016, il y a des milliers de hip-hopeurs et rappeurs qui sont âgés de 40 ans et plus! Ils ne peuvent pas se limiter qu’à l’aspect artistique de la culture hip-hop. La structure administrative de la culture doit être sérieusement prise au sérieux par la concrétisation d’institutions qui démontreront que la culture Hip-hop américaine et à l’échelle mondiale peut évoluer vers : un projet de société. Les hip-hopeurs(euses) qui contribuent par leurs dures labeurs à l’évolution sociétale de la culture hip-hop doivent savoir que leur propriété intellectuelle est proprement protégée! Rien de plus que la concrétisation d’un ordre professionnel Hip-hop pour assurer cette protection. Comme vous l’avez peut-être constaté sur ce site web, j’ai rédigé à quelques reprises sur les hip-hopeurs occupant de grandes professions au sein de la société. Certains sont des médecins, des enseignants, des travailleurs sociaux et j’en passe. L’éthique professionnelle et la déontologie qui régissent leur vie professionnelle les affectent dans leur conduite quotidienne. Ces derniers ne veulent surtout être associés à une sous-culture sans cadre structurel. Je suis sûr que plusieurs d’entre eux et elles voudraient que le Hip-Hop possède un cadre sociojuridique à travers duquel transparaît une certaine cohérence. Je crois qu’il est temps que certains cadres organisationnels comme « un Ordre professionnel » soient instaurés dans les différentes communautés hip-hop, en vue de redorer le blason d’une culture urbaine longtemps associée à la marginalisation, le sociocentrisme, la criminalité et le gangstérisme. Ces associations ne rendent point le Hip-Hop viable et constructif aux yeux de Monsieur, Madame Tout le Monde !!!

 

Info supplémentaires : www.opq.gouv.qc.ca, https://thetempleofhiphop.wordpress.com/, http://www.krs-one.com/